À peine inaugurée dans le cadre des célébrations du 24ᵉ anniversaire de l’autonomie de Rodrigues, l’installation artistique « RODRIGUES », située à Baie-Lascar, a été victime d’un acte de vandalisme. La lettre « S », détachée de la structure puis déposée sur son socle, a été découverte dans cette position ce matin, suscitant l’indignation sur les réseaux sociaux et un appel au civisme de la part de la Commission du Tourisme.
La Rédaction/Photos : DR
C’est avec stupeur que des habitants ont découvert, ce matin, que la lettre « S » de la nouvelle installation artistique « RODRIGUES », à Baie-Lascar, avait été détachée et vandalisée. Cette œuvre, récemment inaugurée à l’occasion des 24 ans de l’autonomie de Rodrigues, devait contribuer à l’embellissement de l’île et à la mise en valeur de son identité culturelle.
La dégradation de cette structure, qui attire déjà l’attention par ses couleurs vives et ses motifs inspirés du patrimoine naturel rodriguais, a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Des internautes déplorent cet acte et appellent à davantage de respect envers les réalisations destinées à valoriser l’île.
Un projet pour promouvoir l’image de Rodrigues
Réalisée par l’artiste Luc Michael Martin, l’installation a vu le jour grâce à une collaboration avec le Deputy Chief Commissioner, Johnson Roussety, G.O.S.K., et l’Office du Tourisme de Rodrigues. Chaque lettre, décorée de motifs évoquant notamment la mer, la végétation tropicale et les paysages de l’île, participe à une œuvre conçue pour mettre en lumière la beauté et l’identité de Rodrigues.
Au-delà de sa dimension artistique, cette structure s’inscrit dans une démarche d’embellissement de la Petite Cendrillon des Mascareignes et de valorisation de son attractivité touristique. Installée en bord de mer, à Baie-Lascar, elle a vocation à devenir un lieu de passage et un nouveau point d’intérêt pour les habitants comme pour les visiteurs.
Un lieu photogénique prisé dans le monde entier
Les grandes lettres formant le nom d’une ville, d’une région ou d’une destination touristique sont devenues des installations emblématiques dans de nombreux pays. Souvent décorées de motifs représentant la culture, l’histoire ou les paysages locaux, elles constituent des points de repère visuels et des lieux particulièrement appréciés pour les photos souvenirs.
Ces structures, largement partagées sur les réseaux sociaux, contribuent à la visibilité des destinations et participent à leur promotion touristique. Les visiteurs aiment s’y photographier, tandis que les habitants s’en servent pour immortaliser des moments en famille ou entre amis.
À Rodrigues, l’installation « RODRIGUES » pourrait ainsi devenir un nouveau lieu photogénique, voire un spot Instagram, permettant aux visiteurs de repartir avec un souvenir de leur passage sur l’île. Sa dégradation, quelques jours seulement après sa mise en place, compromet toutefois la préservation de cette réalisation collective.
L’Office du Tourisme lance un appel au civisme
Face à cet acte, la Commission du Tourisme a lancé un appel au respect et au civisme, rappelant les efforts engagés pour embellir l’île et mettre en valeur son identité.
« Derrière ce projet, il y a des efforts, de la créativité et une volonté de faire rayonner notre île », souligne l’appel adressé à la population. L’installation ne représente pas seulement un aménagement décoratif, mais une réalisation destinée à l’ensemble de la communauté rodriguaise.
La Commission invite ainsi chacun à respecter l’œuvre, à ne pas la dégrader et à contribuer à sa préservation. Un appel qui prend tout son sens alors que Rodrigues célèbre les 24 ans de son autonomie et entend continuer à valoriser son patrimoine, sa culture et son image auprès des visiteurs.
Au-delà de l’indignation suscitée par cet incident, cet épisode rappelle que l’embellissement d’un territoire ne repose pas uniquement sur les initiatives des autorités ou des artistes. La préservation de ces réalisations dépend également du sens des responsabilités de chacun.
Protéger ce qui est réalisé pour Rodrigues, c’est aussi contribuer à faire rayonner l’île et à transmettre aux générations futures des espaces dont toute la population peut être fière.

